Psychothérapie et analyse à Paris
L’accompagnement au cœur de l’impasse : quand « faire-avec » devient impossible.
Dans ma pratique, j’accueille des adolescents et des adultes traversés par des moments de bascule.
Des zones de turbulence traversées souvent par le sentiment d’impuissance et de colère … de sidération et de désarroi … et souvent, sans que l’on sache pourquoi, la honte.
Comme un symptôme presque coupable.
L’accompagnement que je propose est dédié à ces instants, où le Je se fissure, laissant apparaître des questionnements fondamentaux mais aussi la possibilité d’une nouvelle manière d’habiter le monde.

« Qui suis-je ? Où vais-je ? Dans quel état j’erre ? … »
Ce sont des questions qui nous hantent, souvent en silence.
L’étrangeté d’un Je qui se cherche, si présente à l’adolescence lorsque l’identité est en devenir, mais aussi qui peut réapparaître à chaque étape charnière où l’existence nous impose une réorganisation identitaire : un changement de trajectoire professionnelle, une séparation, un deuil, le devenir parent … ou tout autre événement qui vient déloger la personne que l’on croyait être.
Une étrangeté et parfois un malaise : celui de ne plus se reconnaître, sentir que le masque ne tient plus. Comme si … les fondations sur lesquelles on a construit sa vie étaient devenues fragiles ou obsolètes.
C’est alors que la question du « qui suis-je » devient douloureuse.
La psychothérapie analytique offre alors un espace de parole libre, où cette étrangeté ouvre à accueillir ce nouveau Je.
La perte de sens, où les repères s’effritent, la direction de vie disparaît … parfois accompagnée par le vertige face à l’infini des questionnements, qui peut aboutir à ce « À quoi bon ? » que j’entends si souvent dans ma pratique.
Une impasse existentielle où le Je se désespère. Études, travail, liens … peu à peu, tout est désinvesti.
La question n’est plus alors de savoir « où vais-je », mais de comprendre pourquoi, soudainement, aucun chemin ne semble bon.
C’est souvent là, dans ce « À quoi bon », que le travail commence.
Peut-être que la réponse la plus juste est d’envisager cet état comme simplement humain.
Comme une invitation à chercher ce qui, sous le chaos, anime ce Je qui désire.
L’épuisement d’avoir tant cherché, sans trouver.
Que ce soit le burn-out, bore-out, brown-out, ces états sont souvent accompagnés d’un puissant sentiment d’impuissance, eux-mêmes générateurs d’angoisse.
Face à cet état de détresse extrême, c’est souvent le corps qui dit, là où le Je n’a plus de mots.
Et si, c’était là que l’analyse commence ? Dans ce passage précis où la parole, enfin, s’arrête de tourner en rond pour trouver ce qu’elle cherchait, sans le savoir.
